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 et à la conduite d'eaux jaillissantes; ils ne bornèrent pas
 leur attention à la capitale de l'empire; toutes les villes
 qui leur étaient soumises furent l'objet des mêmes soins;
et dans les Gaules, Lugdunum eut une large part à leur fa-
 veur, comme nous le verrons bientôt.
   M. Rondelet nous apprend que du temps de Frontih,
grand-maître des eaux sousNerva, il y avait neuf aqueducs
principaux, ayant ensemble une longueur de 281,294 pas
romains, qui font 41 myriamètres -II ou 107 lieues de poste.
Les trois quarts de cette longueur étaient en conduits sou-
terrains voûtés, et pour le surpluSj environ 8 lieues étaient
en arcades et le reste en substructions. Ces neuf aqueducs
fournissaient à Rome par 24 heures 3,720,750 mètres cubes
d'eau, pouvant équivaloir à une rivière de 30 pieds de lar-
geur sur 6 de profondeur, dont les eaux couleraient avec
une vitesse de 30 pouces par seconde, c'est-à-dire avec une
vitesse égale à celle des eaux de la Seine dans le temps de
leur hauteur moyenne.
   Cette énorme quantité d'eaux se rendait dans de grands
bassins clos et couverts de bâtiments appelés dividicula, d'où
des tuyaux souterrains les conduisaient à toutes les fontaines
de la ville, décorées de statues de bronze et de marbre qui
formaient un des plus magnifiques ornements de Rome. —
Sous l'empire d'Auguste, il n'y avait pas un seul citoyen qui
n'eût chez lui un bassin d'eau vive.
   Rome ne profitait pas seule des eaux qu'on amenait des
sources éloignées; les habitants des campagnes traversées
par les aqueducs, avaient également part à la distribution
des eaux, soit pour l'usage des maisons, soit pour la fertilité
des terres arrides; mais cette distribution de l'eau pour la
campagne était faite avec une grande économie, et une po-
lice admirable.
   Il y avait, en outre, un certain nombre d'habitants de la