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que les nôtres. Un individu, pour avoir maltraité son père,
fut condamné à être pendu (1).
Quelques années après, une émeute eut lieu, occasionnée
parla cherté du pain ; soixante-seize individus furent arrêtés
et conduits à Lyon. Huit furent condamnés à faire amende
honorable, en chemise, la corde au cou, et menés au supplice
dans un tombereau; cinq d'entre eux furent pendus, et trois
fouettés le long des rues, portant sur le dos un écrit où étaient
ces mots ; Voleurs, séditieux, perturbateurs du repos public.
Tous les autres, bannis ou envoyés aux galères. Quarante con-
tumaces furent condamnés, les uns à mort et les autres aux
galères.
Une mendiante avait enlevé de l'Eglise de Saint-Etienne le
saintciboire rempli d'hosties avec l'ostensoir qu'elle avait caché
au dessus du bois de "Valbenoite, dans un lieu désert, couvert
de ronces et de bruyères. ( C'est à la place où avaient été dé-
posés les vases sacrés que l'on fit élever une chapelle à laquelle
on a donné les noms de Chapelle-du-Bois et de Sainte-Cha-
pelle). Ayant été convaincue, cette malheureuse fut condam-
née à être brûlée vive^ et ses cendres furent jetées au vent.
Mais ce qui prouve combien ta justice était rigide et qu'elle
remplissait son devoir également envers tous, c'est que le
seigneur de Saint-Priest lui-même, Gilbert de Chalus, et le
comie d'Orcival, son frère, ayant soulevé contre eux l'indi-
gnation publique par leurs déprédations et leurs attentats
journaliers, la cour des grands jours résidente en Auvergne,
se transporta à Saint-Etienne pour informer contre eux, et
à la suite de l'instruction ils furent condamnés à la peine ca-
pitale par arrêts du parlement de Paris, des 30 avril et 20
juin 1667.
1669. — La paroisse de Saint-Etienne, comprenant Valbe-
(1) Ce malheureux, nommé J. Clozet, ayant survécu au supplice de la-
corde, fut, trois jours après, pendu une seconde fois, malgré les instances de
son père et de sa femme.