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36S de salaires ci-dessus énoncées. Voici un tableau qui présente cette comparaison. PRIX DU BLÉ. PARITÉ SALAIRE Par hectolit. AUTEURS CITÉS. ANNÉES. à l'époque ;t dusalaireen quotidien. so correspon- * k. de blé. dante. 100k. Yoimg. 1788 1 f. 28 16f. 12 21 f. 49 6 k. Chaptal. 1819 1 28 18 42 24 56 5 Baroa de Morogues. 1832 1 25 21 85 29 13 4 1/2 Baron de Gerando. 1836 1 80 16 37 21 83 7 Ce tableau donne donc la preuve que, depuis un demi-siè- cle, c'est-à -dire, depuis l'époque à laquelle ont commencé le mouvement industriel le plus actif et les progrès mécaniques les plus extraordinaires qui aient jamais eu lieu, le salaire des ouvriers n'a éprouvé aucune diminution. On pourrait même dire avec raison que cette invariabilité apparente du salaire a cependant eu le résultat réel d'une aug- mentation en faveur de l'ouvrier. L'application des machines et des perfectionnements mécaniques à la fabrication ayant, en effet, produit un abaissement presque général et très con- sidérable dans le prix des objets manufacturés, il est arrivé qu'avec la même quotité de salaire l'ouvrier a pu se procurer un plus grand nombre de choses utiles. Remarquons aussi que les machines ont remplacé la force inintelligente et, pour ainsi dire, brutale de l'homme, et lui ont ainsi restitué la disposition plus complète des facultés intel- lectuelles dont la Providence l'a doté. Il y a donc eu pour l'ouvrier avantage matériel par rapport à la valeur relative des salaires, et avantage moral par rapport à l'échange d'un mode d'action machinal et abrutissant contre un mode d'ac- tion raisonné, capable d'exercer et de développer l'intelli- gence. On objectera, peut-être, que toute la réalité des avantages qui