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à la ruiner. Le vandalisme qui a fait le siège de ce monu-
ment est l'œuvre de notre XIX e siècle, Il était dans un
état déplorable lorsque M. Pollet fut chargé de sa res-
tauration.
  L'église d'Ainay est bâtie sur le plan basilical, orientée
dans la règle normale, et terminée en abside. Les retom-
bées des arcs de la nef reposent sur des piliers romans.
Quatre colonnes de granit d'un colossal diamètre, reste,
dit-on, du grand autel d'Auguste (1), soutiennent le dôme
du sanctuaire (2). La crypte, la sacristie, la façade de
cette basilique, son clocher coiffé d'un grand cône flan-
qué de quatre clochetons pyramidaux, et ressemblant à
un tombeau, sont très-curieux de fabrique. C'est le thème
byzantin dans toute sa portée chrétienne. Les dimensions
du temple en longueur , largeur et hauteur , sont exiguës.
— Le X e siècle, le XI e et la transition du XII e au
XIII% sont écrites en caractères précis sur les différentes
parties de l'édifice.
   Ce vaisseau, Monsieur le Ministre, a été trop souvent
décrit pour que j'entre dans de plus longs détails. — Il
me suffira de vous dire que sa restauration qui continue
toujours, a été sagement comprise et conduite par l'ar-
chitecte. Il y aurait peut-être quelques reproches à adres-
ser à sa façade, il l'a hérissée de créneaux qui semblent


   (1) Je dis grand avec intention , pour distinguer cet allare, de Vara égale-
ment élevé à Auguste (autel remarquable , de Strabon) par soixante nations
des Gaules. — ART.WD.
    (2) Ces colonnes auraient été placées de chaque côté de l'autel d'Auguste.
De deux , on en aurait fait quatre, ce qui est peu croyable, pourtant, puisque
les quatre colonnes sont d'un diamètre à peu près égal au fût. Deux colon-
nes sont effectivement élevées à côté de l'autel, au revers de la médaille
 d'Auguste, ROM. ET. AVG.