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440 à la ruiner. Le vandalisme qui a fait le siège de ce monu- ment est l'œuvre de notre XIX e siècle, Il était dans un état déplorable lorsque M. Pollet fut chargé de sa res- tauration. L'église d'Ainay est bâtie sur le plan basilical, orientée dans la règle normale, et terminée en abside. Les retom- bées des arcs de la nef reposent sur des piliers romans. Quatre colonnes de granit d'un colossal diamètre, reste, dit-on, du grand autel d'Auguste (1), soutiennent le dôme du sanctuaire (2). La crypte, la sacristie, la façade de cette basilique, son clocher coiffé d'un grand cône flan- qué de quatre clochetons pyramidaux, et ressemblant à un tombeau, sont très-curieux de fabrique. C'est le thème byzantin dans toute sa portée chrétienne. Les dimensions du temple en longueur , largeur et hauteur , sont exiguës. — Le X e siècle, le XI e et la transition du XII e au XIII% sont écrites en caractères précis sur les différentes parties de l'édifice. Ce vaisseau, Monsieur le Ministre, a été trop souvent décrit pour que j'entre dans de plus longs détails. — Il me suffira de vous dire que sa restauration qui continue toujours, a été sagement comprise et conduite par l'ar- chitecte. Il y aurait peut-être quelques reproches à adres- ser à sa façade, il l'a hérissée de créneaux qui semblent (1) Je dis grand avec intention , pour distinguer cet allare, de Vara égale- ment élevé à Auguste (autel remarquable , de Strabon) par soixante nations des Gaules. — ART.WD. (2) Ces colonnes auraient été placées de chaque côté de l'autel d'Auguste. De deux , on en aurait fait quatre, ce qui est peu croyable, pourtant, puisque les quatre colonnes sont d'un diamètre à peu près égal au fût. Deux colon- nes sont effectivement élevées à côté de l'autel, au revers de la médaille d'Auguste, ROM. ET. AVG.