Sommaire :

    Le vieux pont de Pierre

    L'ancien pont de pierre fut bâti au commencement du onzième siècle par l'archevêque Humbert.

    Tous les vieux Lyonnais se rappellent les vieilles arches ogivales de ce vétéran des ponts de Lyon, surtout de l'arche dite des Merveilles, située du côté de Saint-Nizier.

    Ils n'ont pas oublié les pittoresques maisons suspendues en abîme sur ses arcades, non plus que l'admirable trompe de l'une d'elles, construite par l'architecte lyonnais Gérard Désargues.

    Le petit monument élevé au milieu même du pont en suite d'un voeu fait par le Consulat, édicule dont nous donnons la silhouette, fut transféré, au commencement de ce siècle, au pied de la montée du Chemin-Neuf où il est encore.

    Le CAFÉ NEPTUNE, où se réunissaient des intrépides nageurs de la ville, dont l'illustre Marmet était le grand instructeur, occupait le rez-de-chaussée en pierre de ces maisons. De là on avait une vue charmante sur le cours de la Saône formant en cet endroit un bassin où jouteurs, nageurs et canotiers prenaient leurs ébats, auxquels se mêlaient les cris des modères.

    Ce doyen de nos ponts a été démoli vers 1845 et remplacé par le pont à arcs surbaissés, le pont actuel, dit autrefois de Nemours, et appelé aujourd'hui pont du Change. Sous l'Empire on a dégagé les abords de ce pont et fait sauter les roches qui entouraient ses piles et étaient non seulement une entrave mais un danger pour la navigation. La fameuse Mort-qui-trompe n'existe plus; le gouffre a été comblé et le courant de la rivière est actuellement coupé un immense bâtardeau.

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