Augustaux

titre Augustaux Exemple, Augustaux, n° 5
éditeur Louis Perrin
date d'édition 1846-1855
description Les caractères Didot régnent sans partage sur la typographie française du livre depuis 1775 environ, quand l’imprimeur lyonnais Louis Perrin, pour son édition des « Inscriptions antiques de Lyon » d’Alphonse de Boissieu, cherche un caractère romain d’un dessin plus proche des types de la Renaissance que des didones alors omniprésentes. Ne trouvant pas dans les catalogues de fonderie, il récupère des caractères anciens chez le fondeur lyonnais Francisque Rey. Ces types, baptisés Augustaux (parfois Augustal, au singulier), d’abord uniquement en capitales (1846), puis avec les bas de casse (dès 1855) vont inaugurer le mouvement du Renouveau elzévirien qui, dans la seconde partie du XIXe siècle, prônera le retour aux humanes et garaldes, caractères humanistes utilisés du XVe au XVIIe siècle dans toute l’Europe. Les Augustaux de Perrin, auxquels on reprochera beaucoup leur maigreur, ont un gris de page très reconnaissable. Leurs empattements sont petits (ce sont presque des incises), leurs e est large et leur a très arrondis dans le haut. Leurs capitales sont monumentales, majestueuses, et procèdent de largeurs très variables: comparons le E étroit et le D large, le P étroit et le Z large.
source Histoire véritable d'une femme qui a tué son mary, laquelle après exerça des cruautez inouyes sur son corps, Lyon, Imprimerie de Louis Perrin, 1876. SDD 1021.
localisation Musée de l'imprimerie de Lyon
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