Astrée

titre Astrée Exemple, Astrée, n° 1
éditeur Deberny & Peignot
date d'édition 1921-1923
description Belle garalde aux proportions agréables, l’Astrée est visiblement destinée à la composition de labeur. Même si elle reste de facture très classique, on sent tout de même dans son dessin une légère influence de l’Art Nouveau finissant: ses ascendantes et descendantes sont très grandes; son esperluette (&) italique est des plus étonnantes; de même que sa ligature ff. Autre détail qui la caractérise: son r semble vouloir sauter par-dessus sur la lettre suivante. L’Astrée se trouve aussi distribuée par Stephenson & Blake sous le nom de Mazarin. Son spécimen illustre aussi une pratique courante chez les fondeurs au plomb: La lettre Q étant en français systématiquement suivie d’un u (lorsqu’elle n’est pas à la fin d’un mot comme « coq »), on peut fabriquer de beaux Q, avec une longue et belle queue, qui soient malgré tout solides à la manipulation et l’impression, en les fondant directement avec le u suivant, en une seule ligature « Qu » visible ici.
source Album d’alphabets pour la pratique du Croquis-calque, édité spécialement pour le Manuel français de Typographie moderne de F. Thibaudeau, Paris, Fonderies Deberny & Peignot, s.d. (1924). SDD 76.
localisation Musée de l'imprimerie de Lyon
droits Reproduction payante selon nature de la demande